Indigné, le Groupe solidarité-Egalité suspend sa participation à l'élection à la Mugefci
Le Groupe Solidarité-Égalité (GSE), l'une des parties prenantes majeures du processus électoral de la Mutuelle des fonctionnaires et agents de l'État de Côte d'Ivoire (MUGEF-CI), a annoncé, ce lundi 30 mars 2026, lors d'une conférence de presse, sa décision de suspendre sa participation aux élections en cours suite à l’invalidation de sa candidature, appelant la Première Dame, Dominique Ouattara, à mener une médiation afin de permettre à toutes les parties prenantes de participer à ce processus électoral.
Le GSE fait état de deux cas d'invalidation qui ont particulièrement retenu son attention. À Abidjan, un casier judiciaire d'un candidat délégué aurait été falsifié, avec des signatures jugées « inconnues », tandis que pour la section électorale de la Mé, un candidat aurait été exclu en raison d’une erreur administrative concernant son lieu d’inscription.
Cependant, ce qui a le plus irrité le GSE, c'est le manque de transparence dans le processus électoral : aucune notification préalable n’a été faite concernant les irrégularités constatées, contrairement à la procédure habituelle. De plus, aucun document n’a été communiqué pour permettre de contester les décisions, et les exclusions ont été annoncées… via les réseaux sociaux, a déploré la présidente, Dr Laurence Kamara.
Le GSE précise que sa décision de suspendre sa participation n’est ni un abandon, ni un retrait définitif du processus électoral. Il s’agit d’un acte de responsabilité et d’un appel à faire entendre la voix de la justice. Le groupe réclame un réexamen minutieux des dossiers de la section du District d’Abidjan, tout en insistant sur le respect des règles démocratiques, de l’équité et de l’égalité de traitement entre toutes les listes candidates.
Dans un contexte où la paix et le dialogue doivent primer, le GSE exprime son souhait de rétablir un cadre apaisé, propice à la médiation, afin que toutes les parties puissent défendre leurs droits. Il s’adresse ainsi directement aux autorités politiques et administratives.
L'appel du GSE est également un cri du cœur adressé à la Première Dame de la Côte d'Ivoire, Mme Dominique Ouattara, en raison de l'exclusion de nombreux fonctionnaires du processus électoral. « Nous demandons votre médiation afin que nos droits soient rétablis, pour le bien des mutualistes et pour l’avenir de notre MUGEF-CI », a déclaré la présidente du groupe.
Pour le GSE, au-delà des individus impliqués, c’est la crédibilité même de la MUGEF-CI qui est en jeu. Un processus électoral entaché d’irrégularités et d’injustices fragiliserait non seulement la confiance des mutualistes, mais nuirait également à la réputation de l’institution.
Le GSE appelle instamment à un retour à des pratiques démocratiques transparentes, où chaque candidat et chaque électeur pourra participer en toute confiance, en s’appuyant sur des procédures claires et équitables.
Lambert KOUAME