Le président du Conseil d’Etat recevant les dossiers des mains du haut représentant du président de la République
Le nouveau président du Conseil d’État, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a pris jeudi 28 mai 2026 à Abidjan, le ferme mais humble engagement d’être à la hauteur de la confiance placée en lui par le président de la République, Alassane Ouattara, lors de la cérémonie de passation de charges avec son prédécesseur, Yao Kouakou Patrice.
« Je mesure les défis et les attentes qui sont attachés à cette nomination et je prends le ferme mais humble engagement d’être à la hauteur de sa confiance », a déclaré M. Coulibaly-Kuibiert dans son allocution prononcée au siège de l’institution.
Nommé le 7 mai dernier à la tête de la haute juridiction administrative, le nouveau président du Conseil d’État a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour « le grand honneur et la considération inestimable » qui lui ont été témoignés.
Rendant un hommage appuyé à son prédécesseur, il a salué les qualités humaines et professionnelles de Yao Kouakou Patrice, qu’il a qualifié de « praticien émérite du droit » et de magistrat profondément attaché à la justice.
Selon lui, le président sortant a posé les fondations du Conseil d’État après sa séparation de la Cour suprême. « La résistance d’un édifice repose principalement sur la fondation. Vous venez de faire œuvre utile », a-t-il affirmé, tout en souhaitant poursuivre la consolidation institutionnelle de la juridiction.
Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a également promis d’œuvrer au renforcement des moyens humains et matériels du Conseil d’État afin d’améliorer son efficacité et ses résultats. Il a appelé l’ensemble des magistrats et collaborateurs à faire corps autour des défis liés à la confiance des pouvoirs publics et des justiciables.
Le président sortant, Yao Kouakou Patrice, a pour sa part dressé un bilan positif de ses sept années à la tête de l’institution. Il a indiqué quitter ses fonctions « sans regret ni amertume », avec le sentiment d’avoir servi « avec dévouement, loyauté et professionnalisme ».
Il a salué les avancées enregistrées par le Conseil d’État, notamment dans le contrôle de la régularité des actes administratifs, le renforcement de la confiance des citoyens envers la juridiction administrative, l’harmonisation de la jurisprudence ainsi que la modernisation de l’accès aux décisions à travers le site web de l’institution.
S’adressant à son successeur, Yao Kouakou Patrice a exprimé sa confiance en la capacité d’Ibrahime Coulibaly-Kuibiert à relever les défis de sa nouvelle mission, au regard de son parcours à la Cour suprême, au Conseil constitutionnel et à la Commission électorale indépendante (CEI).
« Je n’ai aucun doute que vous accomplirez avec brio cette mission de juge administratif », a-t-il soutenu.
Ancien président de la CEI, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert est désormais appelé à présider aux destinées de la plus haute juridiction administrative du pays.
Lambert KOUAME