Aquaculture : un atelier pour renforcer le contrôle sanitaire et la surveillance des risques dans la chaîne aquacole





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Les conclusions des travaux devront permettre de renforcer le contrôle sanitaire et la surveillance des dangers dans la chaîne de valeur aquacole



La Côte d’Ivoire entend renforcer son dispositif de contrôle sanitaire et de surveillance des risques dans la chaîne de valeur aquacole, à travers l’élaboration d’un plan de contrôle sanitaire et de surveillance des principaux dangers sanitaires ainsi que des manuels de procédures d’inspection.

Cette rencontre de quatre jours (du 1er au 4 septembre 2026) devra permettre de passer de l’évaluation scientifique des risques à des mesures concrètes de prévention, de surveillance, de contrôle et d’inspection applicables sur le terrain, a signifié la conseillère technique en charge de la santé animale et de l’hygiène publique, Fadiga Haidara épouse Diarrassouba, représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, ce mardi 1er septembre 2026 à Grand-Bassam à l’ouverture des travaux.

« Il s’agira notamment d’examiner les dispositifs réglementaires et opérationnels existants, de rappeler et de hiérarchiser les principaux dangers sanitaires le long de la chaîne de valeur », a-t-elle indiqué, précisant que les participants devront également définir les objectifs et les priorités du futur plan de contrôle sanitaire et de surveillance.

Les travaux devront aussi permettre de clarifier les rôles et responsabilités des différentes institutions, de définir les mécanismes de surveillance, les indicateurs ainsi que les méthodologies de prélèvement et d’analyse, et d’élaborer des procédures standardisées d’inspection.

La représentante du ministre a particulièrement insisté sur la nécessité de disposer d’outils « harmonisés, simples, objectifs et directement applicables sur le terrain », afin de permettre aux agents de conduire leurs missions selon un référentiel commun dans les différents maillons de la chaîne aquacole.

Ces outils devront notamment couvrir les fermes aquacoles, les stations de quarantaine, les marchés, les points de vente ainsi que les opérations liées aux exploitations. Ils devraient également comprendre des fiches d’inspection, des listes de contrôle et des grilles d’évaluation.

Pour la conseillère technique, l’ambition est de favoriser une évolution progressive d’une approche essentiellement corrective vers une démarche davantage préventive, fondée sur l’analyse des risques, la surveillance et la maîtrise des dangers sanitaires.

Les résultats attendus devront contribuer à renforcer la traçabilité, à améliorer la cohérence des contrôles et à fournir aux services compétents des données fiables pour orienter les décisions publiques.

Mme Fadiga a rappelé que cet atelier s’inscrit dans un processus engagé depuis plusieurs années avec l’appui de compétences nationales et de partenaires techniques. Cette démarche fait suite notamment à une formation organisée en août 2024 à Grand-Bassam sur les principes de l’évaluation des risques en santé animale et en sécurité sanitaire des aliments.

Elle s’est poursuivie avec la mise en place d’un groupe de travail multidisciplinaire appuyé par un secrétariat scientifique associant la Direction des services vétérinaires et du bien-être animal (DSVBA), l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire et l’Université de Korhogo.

Les travaux d’expertise collective ont ensuite permis d’avancer dans l’évaluation des risques et l’établissement du profil de risque des principaux produits issus de l’élevage du tilapia, une démarche consolidée lors de l’atelier de finalisation et de validation tenu en mars 2026.

« L’atelier qui nous réunit aujourd’hui constitue donc une étape nouvelle et déterminante, celle du passage de l’évaluation scientifique du risque à l’action opérationnelle », a-t-elle relevé.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de développement des chaînes de valeur vivrières (PDC2V), mis en œuvre par le gouvernement ivoirien avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet vise notamment à soutenir des chaînes de valeur compétitives, résilientes et inclusives, avec une attention particulière au renforcement du système national de sécurité sanitaire et de contrôle de la qualité des aliments conformément aux normes internationales.

Mme Fadiga a exhorté les experts, consultants et participants à travailler « avec exigence, responsabilité et esprit d’équipe », afin que les conclusions de l’atelier puissent être rapidement traduites en actions concrètes sur le terrain.

Elle a, par ailleurs, salué le travail accompli par les experts, le groupe d’expertise collective et le secrétariat scientifique, tout en exprimant la reconnaissance du gouvernement à la Banque mondiale et à l’Unité de coordination du PDC2V pour leur accompagnement dans le renforcement du système national de sécurité sanitaire et de contrôle de la qualité des aliments.

Ouvert ce mardi 1er septembre 2026, les conclusions des travaux de cet atelier sont attendues vendredi 4 septembre, note-t-on.

 

Lambert KOUAME

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