Plusieurs experts de la sous-région sont réunis A Abidjan pour parle de la GIRE
Abidjan accueille, du lundi 21 au mardi 22 septembre 2026, la 13e session ordinaire du Comité technique des experts de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Au cours de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre qui réunit experts nationaux, institutions sous-régionales et partenaires techniques et financiers, la Conservatrice générale Zouzou Mailly Elvire-Joelle, par ailleurs directrice de cabinet du ministère des Eaux et Forêts, a rappelé que la Côte d'Ivoire s'était résolument engagée dans la gestion intégrée des ressources en eau dès la conférence de la CEDEAO de 1998. Avant d'entamer, « sous l'autorité du président de la République, une profonde modernisation de la gouvernance nationale du secteur ». elle a cité entre autres, l’adoption du Code de l'eau en juillet 2023, l’élaboration d'une nouvelle politique nationale de l'eau et le schéma directeur de Gestion des ressources en eau et du Plan d'action de la GIRE.
Pour le directeur du Centre de gestion des ressources en eau (CGRE) de la CEDEAO, Alexis Kouakou Kouassi, l'enjeu de cette 13e session dépasse le cadre technique habituel. Les conclusions qui en sortiront constitueront la « fondation technique » sur laquelle s'appuiera la 6e session ordinaire du Comité Ministériel de la GIRE en Afrique de l'Ouest, prévue le 23 septembre sur le même site à Abidjan.
Tous les
intervenants ont présenté les défis hydriques auxquels fait face l'Afrique de
l'Ouest. Il s’agit notamment du changement climatique, de la variabilité accrue
des précipitations, de la pression démographique, de la dégradation des écosystèmes,
du stress hydrique, des inondations et
sécheresses à répétition. Autant de menaces directes pour la sécurité
alimentaire, le développement économique et la stabilité des pays de la
sous-région.
Dans ce contexte, la Gestion Intégrée des Ressources en Eau n'est plus
présentée comme une simple option méthodologique, mais comme une nécessité de
survie et un puissant levier d'intégration régionale.
Les participants, issus des grands organismes de bassin transfrontalier du
continent et des délégués de la CEDEAO, de l'UEMOA, du CILSS, de la Banque
Mondiale, du Partenariat mondial de l'eau (GWP) en Afrique de l'Ouest et de
l'UICN, sont chargés d'examiner l'état
de mise en œuvre du processus régional de GIRE et les progrès réalisés vers
l'Objectif de Développement Durable (ODD 6) relatif à l'accès à l'eau et à
l'assainissement, ainsi que les résultats de l'évaluation de la politique des
ressources en eau ouest-africaine.
Ils devront également faire le point sur les avancées des organismes de bassin
transfrontaliers et sur les perspectives d'opérationnalisation de la vision
africaine de l'eau à l'horizon 2050.
Les organisateurs attendent de ces échanges des conclusions à la fois
ambitieuses et réalistes, capables d'orienter un financement efficace du
secteur et de transformer les défis hydriques communs en véritables
opportunités de coopération, de sécurité et de croissance durable pour les
populations de toute la sous-région.
Ces travaux ouvriront la voie à la première édition du Forum régional de l'eau
en Afrique de l'Ouest (FREAO), attendu depuis plus de vingt-cinq ans et
programmé les 24 et 25 septembre, toujours à Abidjan.
Solange
ARALAMON