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Ce qui n'était au départ qu'une affaire d'héritage familial s'est progressivement transformé en un véritable calvaire pour Paul-Arnaud Kotou. Le jeune homme affirme vivre depuis plusieurs mois dans la peur, au cœur d'un conflit foncier opposant plusieurs membres de sa famille maternelle.
Selon son témoignage, les tensions sont apparues après le décès de sa mère survenu en janvier 2023. La question de la succession, notamment celle de plusieurs terrains situés à Sassako, village situé au sud de la Côte d'Ivoire, aurait rapidement provoqué des désaccords entre héritiers.
Paul-Arnaud Kotou explique que sa mère lui aurait confié de son vivant que ces terres devaient revenir à ses enfants. Mais après son décès, cette volonté aurait été contestée par certains membres de la famille.
« Au début, je pensais que nous allions trouver une solution en famille. Malheureusement, les discussions se sont transformées en conflit », raconte-t-il.
Le jeune homme affirme avoir fait l'objet de menaces après avoir réclamé les documents relatifs aux terrains. Selon lui, plusieurs tentatives de médiation n'ont pas permis d'apaiser les tensions.
Plus inquiétant encore, il soutient avoir été victime d'une maladie soudaine dont l'origine n'aurait pas été identifiée malgré plusieurs consultations médicales.
« J'avais constamment des douleurs. Après plusieurs examens, on me disait qu'on ne trouvait rien. J'étais très inquiet », confie-t-il.
À ces problèmes de santé seraient venus s'ajouter des actes d'intimidation. Paul-Arnaud Kotou affirme avoir été agressé par des individus non identifiés qui lui auraient demandé d'abandonner toute revendication sur les terres litigieuses.
Face à cette situation, il dit vivre dans une inquiétude permanente pour sa sécurité et celle de ses proches.
Cette affaire met en lumière les tensions qui entourent parfois les successions foncières en Côte d'Ivoire. Dans plusieurs régions du pays, les conflits liés aux terres familiales figurent parmi les principales causes de divisions entre parents et peuvent déboucher sur de longues procédures judiciaires.
Pour Paul-Arnaud Kotou, l'espoir demeure toutefois de voir la justice permettre un règlement pacifique du différend.
« Je ne demande qu'une chose : que mes droits soient respectés et que cette affaire se règle dans la paix », affirme-t-il.
Au-delà de son cas personnel, cette situation rappelle combien les questions foncières restent sensibles au sein de nombreuses familles ivoiriennes, où l'héritage peut parfois devenir un facteur de rupture plutôt que de transmission.
GZ