Le ministre gouverneur du District autonome d'Abidjan, Cissé Ibrahima Bacongo s'engage en faveur d'un développement urbain durable et résilient
Le District autonome d’Abidjan a lancé dans la matinée de ce mardi 2 juin 2026, une opération de « restauration de l’ordre urbain » dans la commune de Port-Bouët, précisément au quartier Vridi 3 ou encore Zimbabwe.
« Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la politique de prévention des risques et de protection des populations exposées aux dangers liés à l’occupation de zones jugées à risque. Il s’agissait de faire comprendre aux populations concernées l’urgence de quitter cette zone de non-vie qui les expose à des risques majeurs de santé publique ainsi qu’à des pertes en vies humaines», selon un communiqué signé du directeur de l’information, de la communication et des Tics, Baba Coulibaly Nicolas. Il indique que cette opération avait été annoncée depuis 2024 à travers des mises en demeure et des campagnes de sensibilisation menées sur le terrain, auprès des populations concernées.
L’objectif principal de cette action, selon la note, est de préserver la vie des habitants vivant dans des conditions particulièrement précaires dans ce quartier. Surtout que Les autorités soulignent que le site présente de nombreux risques, notamment en période de fortes pluies, en raison de l’insalubrité, des installations électriques anarchiques et de l’absence d’aménagement urbain adéquat.
Le District assure par ailleurs que l’opération s’est déroulée dans le strict respect des procédures en vigueur. Les autorités réaffirment leur volonté de poursuivre les actions nécessaires à la protection des populations, conformément à leur objectif de « zéro mort en 2026 », en collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés. Face aux effets croissants du changement climatique, le District entend poursuivre ses efforts pour bâtir une capitale mieux préparée aux aléas environnementaux et capable de garantir davantage de sécurité à ses habitants.
Il y a quelques jours, les habitants du quartier ont organisé des manifestations de protestation contre cette mesure. « Les populations adoptent aujourd’hui une posture victimaire alors qu’elles ont été averties depuis longtemps. Elles disent ne pas avoir été informées, mais toutes les procédures ont été respectées », affirme une source au niveau du District d’Abidjan.
Malgré ces contestations, les autorités affichent leur détermination à poursuivre les opérations, qu’elles jugent indispensables pour des raisons de sécurité publique, d’assainissement urbain et de prévention des catastrophes.
Solange ARALAMON