Thèse de Doctorat : Sita Diabaté révèle le « décloisonnement des genres » chez 3 auteurs africains de la 2e génération





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La présidente de l’Ong Cœur en or basée à Dabou, Sita Diabaté, est désormais Docteur en Lettres Modernes, spécialiste en Littérature orale et Poétique. En effet, elle a validé avec brio, le vendredi 28 novembre 2025 à Abidjan-Cocody, sa soutenance de thèse de Doctorat unique en obtenant la « mention très honorable » et les « félicitations » du jury.

Ce jury, composé d’experts, était présidé par le Professeur titulaire en Traductologie à l’Université Félix Houphouët-Boigny (Ufhb), Akrobou Agba Ezéchiel. Tout au long de ses travaux scientifiques, Sita Diabaté a bénéficié de l’encadrement du Professeur titulaire en Poésie ivoirienne à l’Ufhb, Adom Marie-Clémence. Elle a effectué sa thèse de Doctorat unique sur le thème : « Poésie et narration chez trois (3) auteurs africains de la seconde génération (Massa Makan Diabaté, Ahmadou Kourouma, Maurice Bandaman) ».

En termes de résultats obtenus à l’issue de sa recherche doctorale, la spécialiste en Littérature orale et Poétique a révélé, et c’est assez inédit, qu’il y a un « décloisonnement des genres » chez les 3 auteurs africains de la seconde génération que sont Massa Makan Diabaté, Ahmadou Kourouma et Maurice Bandaman. Ces résultats de recherche font ressortir la poéticité, « l’oralité », « l’hybridation » même des textes (romans) des auteurs étudiés.

Sita Diabaté a exploré « les mécanismes qui fondent l’expressivité découlant de la rencontre entre poésie et narration ». L’une des conclusions à laquelle elle est parvenue, au terme de ses travaux scientifiques, est que « le statut particulier de la parole orale africaine est le moteur de l’expressivité chez ces romanciers (Massa Makan Diabaté, Ahmadou Kourouma et Maurice Bandaman) ».

Grâce à des outils méthodologiques tels que la poétique, l'ethnostylistique et l'intertextualité, Sita Diabaté a réussi à démontrer que dans les œuvres de son corpus, les genres se soustraient « à la tyrannie de la forme, ils actent le subvertissement des règles et usages du genre romanesque ». Son corpus se compose des œuvres romanesques suivantes : Les soleils des indépendances (Ahmadou Kourouma), Paris, Seuil, 1970 ; En attendant le vote des bêtes sauvages (Ahmadou Kourouma), Paris, Seuil, 1998 ; Le coiffeur de Kouta, (Massa Makan Diabaté), Paris, Hatier, 1980 ; Le Boucher de Kouta (Massa Makan Diabaté), Paris, Hatier, 1982 ; et Le Fils de -la -femme-mâle (Maurice Bandaman), Paris, l’Harmattan, 1993.

 

Mlle Diabaté a expliqué que dans ces romans étudiés il y a « la présence de formes poétiques telles que la chanson, le proverbe, l’épopée, insérées dans les textes soit par hybridation, soit par différenciation ou encore par superposition ». Cette dernière a conclu : « Ces innovations, observées dans le roman de la seconde génération conduisent à en acter le renouvellement, particulièrement chez Massa Makan Diabaté, Ahmadou Kourouma et Maurice Bandaman ».

 

GZ

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