Crise iranienne : la coupure d’Internet comme arme politique du pouvoir





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face à cette Situation assisterons nous à un coup comme la Syrie



Le gouvernement iranien a ordonné la suspension totale de l’accès à Internet, alors que le pays est secoué par une vaste contestation populaire depuis la fin du mois de décembre 2025. Cette décision, présentée par les autorités comme une mesure de sécurité face à de prétendues « opérations terroristes », est vigoureusement contestée par les organisations de défense des droits humains, qui y voient une stratégie visant à dissimuler la répression en cours. Le black-out numérique est en vigueur depuis le 8 janvier 2026 sur l’ensemble du territoire iranien.

Face à cette coupure massive, de nombreux Iraniens se sont tournés vers Starlink, le réseau Internet par satellite d’Elon Musk, longtemps perçu comme l’ultime échappatoire à la censure étatique. Bien que son utilisation soit interdite par une loi votée au Parlement iranien, des équipements continuaient à circuler clandestinement dans le pays.

Mais le mardi 13 janvier 2026, la situation a basculé. Selon plusieurs médias étrangers, Téhéran a activé des systèmes de brouillage de niveau militaire, rendant les connexions Starlink largement inopérantes. Une véritable stratégie de « kill switch » technologique, destinée à couper toute communication indépendante avec l’extérieur.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a affirmé que la coupure d’Internet était nécessaire face à des « ordres venus de l’étranger » pendant les manifestations. Une version contestée par de nombreuses organisations de défense des droits humains, qui y voient un écran de fumée pour masquer l’ampleur de la répression.

Face à l'empileur de la répression l'ong Hrana, basée aux États-Unis a évoqué un bilan humain particulièrement lourd près de 2 000 morts depuis dimanche 28 décembre 2025, dont 1.850 manifestants, 135 membres des forces de sécurité et neuf passants. À cela s’ajoutent plus 8000 arrestations, dans un climat de tension généralisé.

Sur le plan international, les réactions se multiplient. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé sur le réseau social X « l’usage excessif de la force » et « la restriction continue des libertés », annonçant de nouvelles sanctions contre les responsables iraniens.

Plusieurs pays, dont la France et les États-Unis, ont appelé leurs ressortissants à quitter l’Iran sans délai. Ceux contraints de rester sont invités à éviter tout rassemblement et à adopter un profil bas.

Déclenchée dimanche 28 décembre 2025, la crise iranienne trouve ses racines dans une situation économique explosive : effondrement du rial, inflation galopante et paupérisation rapide de la population. En verrouillant l’espace numérique et en neutralisant même les technologies satellitaires, le régime iranien semble désormais déterminé à contrôler non seulement la rue, mais aussi le récit de la crise, au prix d’un isolement international croissant.

Dominique Koba

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